Des transports, des gens, du vinaigre

Petite comptine dédiée à tous ceux qui, comme moi, empruntent les transports aux heures de pointe et subissent de pénibles debriefs entre collègues.

Dans les transports urbains
Je trace mon chemin.
Si le matin fleure le parfum,
On pince son nez en fin d’journée.

Qu’importe l’odeur du labeur, 
Le poison se révèle ailleurs.

Te voilà prévenu,
Une fois le soir venu,
Personne ne peut couper
À ces sorties groupées.

Tend donc l’oreille,
Partout pareil !

Plaintes et lamentations
Petites récriminations…
Envers ses collègues, son patron.

Incompétents, nuls et feignants,
Sapent le travail des honnêtes gens.

Verbes maigres, esprits aigres.
Réclament leur part de gloire
Sur leur trajet du soir.

« Si chacun f’sait son boulot,
Dans ce foutu marigot…

« Ce panier de crabe rançi,
Ne peut pas tenir ainsi !.. »

C’est la crise, ca va péter…
J’en ai plus rien à branler »

Favorite expression…
« Je l’ai dit en réunion !»

Parler efficacité
Et responsabilité
Pour se sentir exister
Auprès de copains blasés

M’inspire cette moralité…

Le soir, dans les transports bondés
L’odeur acre de fin de journée
Est moins due à celles des pieds
Qu’aux sueurs rances de la pensée. 

NB

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