Genèse et mystères du « Testament d’Asmodée »

Été 1908 – Centre de l’Allier.
Pour une raison inconnue le Château d’Olbrac est déserté du jour au lendemain par ses habitants.
L’intérieur restera figé en l’état durant des décennies. Au fil du temps, l’ombre de cette affaire alimentera les rumeurs les plus sordides.
Un siècle plus tard, je suis invité à prendre une semaine de vacances chez un vieil ami, à quelques kilomètres de là. Vacances qui se seraient annoncées moins studieuses si mon hôte n’avait pas eu le bon goût de disparaître quelques heures après m’avoir raconté cette histoire.

Les légendes rurales ont souvent la peau dure… Elles traversent les siècles avec une robustesse telle, que jamais, en franchissant la frontière de ce joli village, je n’aurais imaginé investir l’antichambre de l’enfer.

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Le Testament d’Asmodée raconte le cauchemar d’un détective privé parisien, plongé malgré lui dans les méandres d’une légende rurale centenaire.

LIEN DU LIVRE

La première version de ce roman fut ébauchée vers 2006.
Confronté durant quelques mois à une période de chômage technique, je décidais d’employer mon temps de façon constructive.
Je me lançais ainsi un peu au hasard dans la rédaction de cet ouvrage, sans autre prétention que de produire un divertissement efficace. La cause me paraissait assez noble pour m’y atteler avec bonne humeur.

Si l’écriture n’a jamais été une vocation précoce, j’ai toujours été habité par la volonté de raconter des histoires. Le support m’importe peu tant que le plaisir du parcours est là. BD, photo, audiovisuel ou littérature, jamais je ne cesserai d’expérimenter. À tort ou à raison, je compte m’amuser encore longtemps.

L’idée de ce roman est parti d’une légende rurale qui m’avait été contée par mon meilleur ami R. quelques années plus tôt.
En 1908, un petit manoir de l’Allier fut déserté du jour au lendemain par ses habitants suite au suicide du propriétaire. Comme le précise la description du livre, l’intérieur restera en l’état des décennies durant.
Au fil des ans, personne ne devait remettre les pieds en ces murs. De nombreuses rumeurs circulaient alors sur la malédiction qui aurait frappé cet endroit. Il suffisait d’évoquer le nom de la maison pour que les visages se rembrunissent et les bouches se ferment. Aucun héritier ne souhaitait réinvestir ces murs. Selon leurs propres termes, le château devait rester fermé.

Motivés par notre goût pour l’étrange, mon camarade et moi évoquions bien souvent la nostalgie de ces lieux que nous aurions aimé connaître du temps de leur splendeur.

Quelques années passèrent.
Hasard et destin empruntent parfois de bien curieux chemins.
R. et moi avions l’habitude d’écumer ensemble divers salons du livre rare et papiers anciens. Chacun vaquait selon ses affinités, et nous nous retrouvions chaque fois en fin de journée à comparer nos trésors autour d’un verre.
Ce jour là, un cri enthousiaste interrompit la négociation serrée d’un vieil album d’Astérix.
R. m’interpellait de l’autre bout de l’allée, brandissant à bout de bras sa trouvaille : un cliché du domaine avant son abandon !

L’image (reproduite plus bas), mettait en scène les habitants des lieux posant devant leur maison quasi neuve. Rien à voir avec la ruine angoissante qui m’avait été décrite. Ces gens semblaient bien loin des mystères que l’avenir devait leur réserver.
Dans les jours qui suivirent, l’imagination déroula un fil que je ne devais lâcher qu’au bout des quatre mois que durèrent l’écriture d’un premier jet.
Sans vergogne, j’inventais au fil des pages dans le seul but de distraire ou surprendre le lecteur.

Si la base de l’histoire est authentique, le reste n’est que littérature.

Mais cette courte description serait incomplète si je n’évoquais pas les curieux évènements qui ont émaillé la rédaction de ce roman.
Comme nous l’avons vu, le vrai château d’Olbrac était fermé depuis 1908. Les lieux avait été hélas pillé par diverses générations de cambrioleurs. L’absence d’électricité imposait aux rares téméraires qui s’y risquaient, de se munir de solides lampe de poches.
Quelques photos faites au flash m’avaient été rapportées suite à une expédition nocturne, mais le vide de l’ensemble ne devait pas beaucoup m’aider. 
Aussi la description de l’intérieur m’a été inspirée par la visite d’un manoir voisin, bien habité cette fois ci par la famille d’un bon camarade. L’endroit avait été rénové, mais certaines pièces semblaient ne pas avoir changé depuis la construction. J’ai bien sûr grossi le trait pour les besoins de l’histoire. Puisse t’il ne pas m’en tenir rigueur.

Mais l’évènement le plus intriguant devait se dérouler au moment ou je mettais un terme au récit.
Je venais juste de conclure la dernière partie quand je reçu un coup de fil m’annonçant que le château dont l’histoire avait nourrit la mienne, avait pris feu pour une raison inexplicable. Les pompiers arrivés sur place étaient parvenus à maîtriser l’incendie, mais toute la partie supérieure de la maison était détruite.
Cette étrange corrélation m’a longtemps laissé songeur. L’explication inventée que propose le livre aurait-elle bouclé la boucle ?
Plusieurs photos ont été prises par des amis présents sur les lieux du sinistre.
L’une de ces images illustre la couverture du roman.

Le livre est disponible via l’application Kindle sur n’importe quelle tablette (ICI).Et très bientôt en volume imprimé.

Puisse t’il vous tenir en haleine.
Sur ce, bonne lecture à tous.

Nicolas Bonnell

Trois très anciens projets de couvertures

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